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    7. FERNANDO ALONSO

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    7. FERNANDO ALONSO

    Message  gladiator95190 le Lun 1 Fév - 21:08

    Fernando Alonso était l'un des grands espoirs de la F1, et parmi les piliers de la jeune génération. Avec 2 titres mondiaux acquis alors qu'il n'a que 26 ans, il confirme tout à fait ce statut.

    Né à Oviedo, Fernando n'a que quatre ans lorsqu'il commence le karting, sur une machine construite par son père deux ans auparavant. Très vite, le pilote espagnol va montrer sa très bonne maîtrise du volant, dès 1988 il aligne les trophées en compétition, parmi lesquels le championnat des Asturies en 1990 où il réalise le grand chelem en triomphant lors des 8 épreuves de la saison. Suivra le titre cadet en 1991, et le titre espagnol junior en 1993 et 1994. En 1995, il remporte le championnat espagnol et termine 3ème du championnat du monde qu'il remportera en 1996. Fernando tâtera toujours du karting jusqu'en 1998, avant de passer au championnat Open Nissan Telefonica, qu'il remportera lors de sa première saison avec 6 victoires à la clé. Puis en 2000, vient la Formule 3000 avec l'équipe Astromega, et une victoire sur le difficile circuit de Spa-Francorchamps.

    Repéré par Flavio Briatore, le directeur sportif italien deviendra son manageur, et place Fernando dans un baquet de l'équipe de Formule 1 Minardi. D'abord pilote-essayeur, il dispose d'un baquet de titulaire pour la saison 2001, alors qu'il n'a que 19 ans et 7 mois, il est le 5ème pilote de moins de 20 ans à courir en F1. Il est aligné aux côtés de Tarso Marquès, dont il fera vite du petit bois.
    Ainsi, au volant d'une monoplace loin d'être compétitive, Fernando tente de faire de son mieux, un mieux qui, s'il n'amène à aucun classement dans le top 10, ravit Briatore qui le nomme dès la fin de la saison pilote-essayeur pour l'écurie française Renault, qui vient de racheter Benetton. Avec la promesse d'un poste de titulaire pour la saison 2003.

    Chose promise, chose due, revoilà l'Espagnol en championnat du monde. Et déjà, les résultats arrivent : lors de la seconde épreuve, en Malaisie, il devient le plus jeune poleman de l'histoire, pour terminer en 3ème position. Les bonnes performances se succèdent avec en apothéose, la victoire sur le tracé du Hungaroring, devenant à 22 ans le plus jeune vainqueur de l'histoire de la F1, et s'offrant même le luxe de mettre un tour à Michael Schumacher, quintuple champion du monde en titre et malgré tout pâle 8ème ! Au final, le pilote Renault terminera 6ème d'un championnat très serré.
    En 2004, Fernando est prêt à remettre ça. Même s'il ne décrochera pas de deuxième victoire, les Ferrari étant très compétitives malgré toutes les tentatives de l'Espagnol à s'imposer, il se classe souvent et termine finalement quatrième au championnat du monde. A noter toutefois quelques grosses déceptions, comme les sorties de piste à Monaco ou à Monza alors qu'il pouvait prétendre aux lauriers de la victoires. De plus, son équipier Jarno Trulli le titillera sérieusement durant toute la première partie de saison avant de s'effondrer et d'être renvoyé.

    En 2005, le natif d'Oviedo va prendre sa revanche, et dès le départ assomme ses concurrents en alignant 3 victoires consécutives, après l'Australie. Les Ferrari étant beaucoup moins compétitives qu'à leur habitude, son plus grand rival sera Kimi Raikkonen. Et face à la détermination et aux grandes remontées du Finlandais, Fernando impose sa régularité aux avant-postes, et la fiabilité de sa monoplace, principal défaut de la McLaren-Mercedes. Ainsi, très opportuniste, dans le bon sens du terme, il profite au Nürburgring et à Hockenheim des problèmes mécaniques de Raïkkonen pour décrocher deux victoires importantes. Finalement, lors du GP du Brésil, Fernando deviendra le plus jeune champion du monde de l'histoire de la F1, à l'âge de 24 ans 1 mois et 27 jours, soit un an et demi plus jeune que Emerson Fittipaldi ! Enfin, lors de la dernière manche en Chine, il décroche sa septième et dernière victoire de la saison, offrant le titre des constructeurs à Renault.
    Au cœur de l'hiver 2005-2006, Alonso surprend le monde de la F1 en annonçant son départ chez McLaren-Mercedes en 2007, ce qui est évidemment peu apprécié par Flavio Briatore.
    En 2006, Fernando arbore donc le numéro 1 sur sa Renault, avec comme mission de conserver son titre mondial. Tout commence très bien pour le pilote espagnol, qui sur la moitié de la saison, va terminer six fois vainqueur et trois fois second, surclassant son rival Schumacher. La suite en revanche fut plus délicate, outre le fait d'avoir annoncé relativement tôt son transfert de Renault à McLaren, la FIA décide d'interdire les mass dampers. Avec un écrou mal vissé en Hongrie et une casse moteur à Monza, Schumacher revient fort sur le pilote espagnol, tous deux sont à égalité de points. Mais lors de l'avant-dernière course, Fernando prend sa revanche, il gagne la course quand Schumi voit son moteur exploser. Avec un point à marquer au minimum pour être sacré, le dernier GP au Brésil s'avère facile pour le natif d'Oviedo qui devient le huitième pilote de l'histoire à conserver son titre d'une année sur l'autre.

    A l'issue de cette saison, Fernando rejoint donc comme prévu l'écurie McLaren-Mercedes pour 2007. Son coéquipier est un certain Lewis Hamilton, champion en titre de GP2 et protégé de Ron Dennis.
    Le début de championnat de l'Asturien se passe bien. La McLaren MP4/22 est très compétitive et on comprend bien vite que le double champion du monde jouera le titre. Ainsi, après cinq courses, il est en tête du championnat avec deux victoires en Malaisie et à Monaco et quatre podiums. Le problème est qu'il partage cette place avec son équipier. Hamilton se révèle effectivement comme le meilleur débutant de l'histoire de la F1 et malmène sérieusement son coéquipier. Ce dernier, peu diplomate, supporte très mal cette situation et accuse bientôt Ron Dennis de favoriser le Britannique à ses dépends. Ainsi, l'ambiance au sein de l'équipe s'envenime très vite, et Alonso va en pâtir. Après une mauvaise tournée américaine, Hamilton s'envole en tête du championnat du monde et Fernando va être obligé de lui courir après sans grand succès. Son talent reste toutefois intact, comme le prouve sa belle victoire sous la pluie au Nürburgring. Mais en interne, la situation est catastrophique : Fernando n'adresse plus la parole à Ron Dennis tandis que l'écurie McLaren est accusée d'espionnage sur Ferrari à travers un de ses ingénieurs, Mike Coughlan. Le ridicule tour de passe-passe du GP de Hongrie, où Alonso est pénalisé pour avoir bloqué Hamilton sur ordre de Dennis, ne fait que renforcer le malaise. Finalement, Fernando ira jusqu'à témoigner contre son écurie devant le Conseil mondial de la FIA en avouant avoir reçu par courriel des informations confidentielles sur la Ferrari F2007. McLaren est déclassée au championnat des constructeurs.
    En fin de saison, Alonso parvient enfin à revenir sur Hamilton, grâce à une victoire à Monza. Mais au GP du Japon à Fuji, il commet une erreur en tapant le mur sous la pluie tandis que son équipier et rival l'emporte. Le titre semble s'envoler, mais une semaine plus tard, en Chine, c'est au tour de Hamilton de gaffer en sortant de la piste. Alonso et le leader de Ferrari Raïkkönen gardent ainsi des chances de titre avant la dernière manche au Brésil. Et effectivement, Lewis Hamilton ne sera pas champion du monde, mais Alonso ne décrochera pas pour autant la timbale. C'est Raïkkönen qui coiffera les deux pilotes McLaren au poteau en remportant la victoire alors que l'Espagnol est troisième et Hamilton septième. Les deux frères ennemis finissent ainsi tout deux vice-champions avec le même nombre de points.

    Après cette saison cauchemardesque, Fernando Alonso décide de quitter McLaren-Mercedes dès l'issue de la première année de son contrat. Après avoir été peut-être tenté par l'aventure Red Bull, il revient « à la maison », c'est-à-dire chez Renault pour 2008, aux côtés de Nelson Piquet Jr. Flavio Briatore accueille de nouveau à bras ouverts ce « fils prodigue » quelque peu ingrat.

    Hélas pour lui, la marque au losange n'est plus à son niveau d'antan. La R28 se montre d'emblée très décevante et la première partie de saison d'Alonso est plus que médiocre. Après une encourageante quatrième place initiale à Melbourne, l'Espagnol a bien du mal à extraire la Renault du ventre mou du peloton et à grappiller quelques points. Mais il ne démérite pas pour autant, comme le prouve sa splendide deuxième place sur la grille devant son public à Barcelone, hélas suivie d'une panne de moteur le jour de la course...Contraint de surpiloter pour arracher de bons résultats, Fernando commet même des erreurs inhabituelles chez lui, comme finir dans le mur à Montréal. A la mi-saison, Alonso n'est que neuvième au général avec treize points. La rupture avec Renault semble alors imminente et il est annoncé chez Honda, BMW, et surtout Ferrari.

    Mais la R28 progresse tout de même peu à peu et un réel regain de performance a lieu à la fin de l'été. Ainsi Fernando parvient à terminer dans les quatre premiers lors des six dernières courses de la saison.

    A Singapour, il profite d'une voiture de sécurité qui survient alors qu'il était le seul avec Rosberg et Kubica à avoir déjà ravitaillé pour passer tous ses adversaires, et finalement remporter sa première victoire de la saison. Victoire chanceuse, uniquement due à l'accident volontaire provoqué par son équipier Piquet sur ordre de Flavio Briatore, ce que l'on apprendra un an plus tard. Toutefois, Alonso remporte un deuxième succès éclatant au Japon, où il réalise une véritable démonstration en tête de l'épreuve avoir dépassé Kubica. Avec un peu plus de chance, il aurait pu aussi l'emporter au Brésil, mais termine bon deuxième derrière Massa.

    Cinquième au final avec 61 points, cette saison 2008 reste néanmoins la plus mauvaise d'Alonso depuis quatre ans.



    Alors qu'il a longtemps songé à quitter Renault, Fernando Alonso accepte finalement de rester une saison supplémentaire dans l'écurie française. Hélas le début de la saison 2009 n'est pas encourageant. La R29 se montre bien inférieure aux nouvelles monoplaces de pointe, les Brawn et les Red Bull, et après trois courses Fernando n'a que quatre unités au compteur. Le reste du championnat est du même acabit et l'Espagnol ne peut à chaque fois viser que les petits points. En Hongrie, sa monoplace connaît une embellie et il en profite pour signer une surprenante pole position. Il mène parfaitement le début de la course, mais lors de son premier arrêt son équipe fixe mal sa roue avant-droite, qui s'envole au tour suivant ! Contraint à l'abandon, Alonso perd une occasion unique de victoire. La suite de la saison le voit sombrer dans l'anonymat du peloton tandis qu'éclate l'Affaire Piquet. Après avoir été renvoyé par Briatore, le pilote brésilien révèle la tricherie ordonnée par ce dernier au GP de Singapour 2008, au profit d'Alonso. L'affaire finit devant le tribunal de la FIA, qui exclut à vie Briatore du monde de la F1, mais blanchit le double-champion du monde, qui a juré ne rien savoir de ce coup monté. Ironie du sort, c'est à Singapour qu'il réalise le meilleur résultat de la saison pour Renault, avec une troisième place. La fin de saison est cauchemardesque : la R29 étant privée de développement, l'Espagnol doit se débattre en fond de grille avec les Toro Rosso et les Force India.

    Il finit la saison à une piteuse neuvième place, avec seulement 26 points.



    Pour Alonso, il est évident que cette équipe Renault, malade et en pleine réorganisation, ne peut plus lui apporter le succès. Après des mois de rumeurs incessantes, il officialise en septembre 2009 son passage chez Ferrari pour 2010. Il y est associé à Felipe Massa, de retour de blessure, avec la tâche évidente de ramener la Scuderia dans la voie du succès.

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