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    Renault F1 Team

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    gladiator95190
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    Renault F1 Team

    Message  gladiator95190 le Mar 16 Fév - 0:55



    Le Renault F1 Team est une écurie de Formule 1, appartenant au constructeur automobile français Renault et au fond d'investissement Genii capital depuis 2009. Renault a débuté en Formule 1 en tant que constructeur en 1977, avant de se retirer du championnat du monde fin 1985, préférant s'en tenir à un simple rôle de motoriste. Le groupe français a fait son retour en tant que constructeur de châssis en 2002 suite au rachat de l'écurie Benetton Formula intervenu deux ans plus tôt. Ce retour a notamment été marqué par deux titres mondiaux des constructeurs en 2005 et 2006 ainsi que par les deux titres de champion du monde des pilotes de Fernando Alonso.



    Histoire de Renault en Grand Prix:


    Les débuts :

    Renault est présent en compétition automobile depuis plus d'un siècle. C'est d'ailleurs une Renault qui remporte le premier Grand Prix automobile de l'histoire, en 1906 (Grand Prix de l'ACF). Avant cette date, on signalera la victoire de Louis Renault sur une Renault en 1899 sur la course Paris-Ostende. En 1900, Louis Renault gagne Paris-Toulouse-Paris. En 1901, trois Renault terminent aux trois premières places de la course Paris-Bordeaux.

    Louis Renault arrête la compétition en 1903 suite au décès de son frère Marcel Renault dans la course Paris-Madrid, stoppée à Bordeaux en raison du nombre d'accidents mortels. Les voitures Renault s'alignent toutefois sur le premier Grand Prix de France en 1906 où triomphe le Français d'origine hongroise Ferenc Szisz. En 1907, Szisz doit se contenter de la deuxième place derrière la Fiat de Felice Nazzaro. Résultats décevants en revanche à l'occasion du Grand Prix de France 1908 : Szisz abandonne sur bris de roue, Serguey Dimitriewich termine huitième et Gustave Caillois quinzième. Après cet échec, Renault se retire de la compétition automobile.


    Les débuts en Formule 1


    Renault attend 1977 pour rejoindre la Formule 1. Les véhicules de la marque au losange qui font leur apparition à la mi-saison au GP de Grande-Bretagne sont révolutionnaires : ils sont équipés d'un turbo, en application d'une équivalence qui limite la cylindrée du moteur français à 1 500 cm³ (contre 3 000 cm³ à la concurrence). La mise au point du moteur turbo provoque inévitablement quelques déconvenues lors des premiers Grand Prix, avec nombre d'abandons qui suscitent les railleries de la concurrence. La Renault est ainsi affublée par les Britanniques du sobriquet peu flatteur de Yellow Tea Pot (la théière jaune) en référence à sa fâcheuse tendance à terminer ses courses dans un nuage de fumée. Jean-Pierre Jabouille est alors le pilote de l'unique voiture jaune sur la grille en 1977 et 1978. Lors de cette deuxième saison, la fiabilité du moteur turbo s'améliore et l'écurie récolte ses premiers points.

    À partir de 1979, Renault aligne désormais deux voitures en Grand Prix et René Arnoux rejoint Jean-Pierre Jabouille. Après avoir signé une pôle position en Afrique du Sud, Jabouille remporte le Grand Prix de France à Dijon après que les deux Renault eurent monopolisé la première ligne de la grille de départ. Arnoux termine troisième après un duel épique avec Gilles Villeneuve. Le triomphe sur ses terres est total pour Renault qui a gagné son pari sur le turbo. Progressivement, toutes les autres écuries s'équiperont de moteur turbo jusqu'à l'interdiction de cette technologie fin 1988.
    Patrick Tambay sur Renault RE50

    En 1980, Arnoux remporte les Grand Prix du Brésil et d'Afrique du Sud tandis que Jabouille connaît des problèmes à répétition. Alain Prost remplace Jabouille en 1981. Le futur quadruple champion du monde enlève trois Grand Prix lors de sa première saison chez Renault, aidant l'écurie à accrocher une troisième place au classement des constructeurs.

    En 1982, Renault enregistre quatre succès en Grand Prix : deux pour Prost, deux pour Arnoux, permettant à l'écurie de consolider sa troisième place au classement des constructeurs. La déception est pourtant vive pour Renault, qui semblait en mesure de remporter les titres mondiaux, mais qui après un beau début de saison, a souffert de problèmes récurrents de fiabilité ainsi que d'erreurs de ses pilotes.

    Fin 1982, en conflit avec Prost, Arnoux quitte l'écurie pour rejoindre Ferrari. Il est remplacé par le jeune américain Eddie Cheever. Favori pour le titre mondial, Alain Prost remporte quatre victoires en Grand Prix, et semble souverain au championnat. Mais le retour en fin de saison de Nelson Piquet le prive du titre et il doit se contenter de la deuxième place au championnat du monde des pilotes. Cheever entre six fois dans les points et Renault gagne une place au classement des constructeurs, deuxième derrière Ferrari. La difficile fin de saison des Renault ayant entraîné de vives tensions au sein de l'équipe française, Prost est « libéré » de son contrat pour reprendre la terminologie officielle.

    Après le départ d'Alain Prost, Renault boucle deux saisons avec Patrick Tambay et Derek Warwick, mais l'écurie glisse au classement des constructeurs en cinquième position (1984) puis en septième position (1985). Renault décide alors de fermer son écurie de Formule 1, préférant se contenter d'être motoriste pour d'autres écuries lors de la saison 1986, un rôle rempli depuis 1983 avec l'équipe Lotus (association fructueuse, marquée par les brillantes performances d'Elio de Angelis puis de Ayrton Senna notamment), puis avec Ligier et Tyrrell.
    Le retour en F1 en tant que motoriste
    Jacques Villeneuve sur sa Williams-Renault en 1996.

    Après deux années hors de la F1 (mais durant lesquelles une cellule de « veille » technologique est maintenue), Renault effectue son retour à la Formule 1 en 1989, mais uniquement en tant que motoriste, pour le compte de l'écurie Williams (de 1989 à 1997), Ligier (de 1992 à 1994) puis Benetton (de 1995 à 1997). Cette politique s'avère payante puisque Renault s'affirme dans les années 1990 comme le meilleur motoriste du plateau, grace notamment au rappel de distribution pneumatique apparu fin 1986, et remporte 11 titres de champion du monde entre 1992 et 1997. Notons à ce sujet qu'il n'existe pas officiellement de titre de champion du monde des motoristes, et que lorsque l'on parle des titres de Renault, il est plus exact de parler de son association aux titres mondiaux des pilotes et écuries équipés par la marque au losange.

    En 1997, Renault se retire officiellement après son sixième titre consécutif au championnat des constructeurs. Au total, ce sont onze titres que Renault a remporté avec les écuries Williams et Benetton (6 titres constructeurs et 5 titres pilotes). Renault continue cependant à être présent en F1, par le biais de son sous-traitant Mecachrome (1998) et de la société Supertec (1999 et 2000), en fournissant des moteurs clients (c'est-à-dire payants) à Williams, Benetton, mais aussi BAR et Arrows.


    Le retour en F1 en tant qu'écurie

    Le 16 mars 2000, Renault revient officiellement en Formule 1, en rachetant l'écurie Benetton pour 120 millions d'euros. Flavio Briatore prend la tête de l'écurie et Mike Gascoyne deviendra directeur technique.

    En 2001, l'équipe s'appelle toujours Benetton mais le moteur est un Renault révolutionnaire (avec un angle à 111° contre 90° habituellement). Le début de saison est très difficile, mais il y a de nets progrès en fin de saison (podium à Spa).

    En 2002, l'équipe devient officiellement Renault, Jarno Trulli et Jenson Button sont les pilotes, et l'équipe poursuit sur son rythme de fin 2001, parvenant à suivre les McLaren en début de saison. La suite sera plus difficile, à cause notamment de problèmes de fiabilité, mais l'équipe réussit ses objectifs, la 4e place au championnat.

    En 2003, Fernando Alonso remplace Button, et les résultats progressent nettement. Alonso et Trulli occupent la première ligne à Sepang et Alonso monte sur le podium. Cela se reproduira à Interlagos, Barcelone, Hockenheim (pour Trulli), avant la consécration de Budapest : Alonso part en pole, et remporte sa première victoire et la première victoire de Renault depuis le Grand-Prix d'Autriche 1983. Renault reste 4e cette année-là, mais a nettement progressé. En fin de saison, Mike Gascoyne est débauché par Toyota.



    2004


    En 2004, alors que Renault est revenu à une motorisation plus traditionnelle, l'écurie remporte le prestigieux Grand Prix de Monaco avec Jarno Trulli et signe plusieurs podiums à Melbourne, Barcelone, Magny-Cours, Hockenheim et Budapest. L'écurie terminera à la troisième place du championnat des constructeurs. La montée en puissance de Renault est toutefois contrariée par une fin de saison très difficile qui permet à l'écurie BAR-Honda de lui souffler la 2e place du classement général. Jarno Trulli est même remplacé par Jacques Villeneuve pour les trois dernières courses, sans résultat. Chez Renault, on explique alors ce final en roue libre par la volonté de se concentrer plus tôt que la concurrence sur l'élaboration de la voiture de l'année suivante, une tactique qui portera ses fruits.



    2005 : champions du monde

    En 2005, le Renault F1 Team aligne en Grand Prix une toute nouvelle voiture, la R25. Son moteur contient 98 % de pièces nouvelles par rapport au modèle 2004. Le travail de l'hiver se concrétise dès le premier Grand Prix de la saison : Giancarlo Fisichella décroche la pole et remporte la course tandis que Fernando Alonso signe la troisième place et le meilleur temps en course.

    L'écurie continue sur sa lancée en Malaisie, à Bahreïn, au Grand Prix de Saint Marin, au Grand Prix d'Europe, au Grand Prix de France et au Grand Prix d'Allemagne avec six victoires de Fernando Alonso.

    Dominatrice en début de saison, la R25 semble, au cœur de l'été, marquer le pas en performances pures par rapport aux McLaren-Mercedes, ses principales concurrentes. Mais fort de son avance aux championnats pilotes et constructeurs, Renault a surtout géré l'évolution de sa voiture de manière à ne pas compromettre sa fiabilité, talon d'Achille de ses adversaires. Au GP du Brésil, 17e manche de la saison, Fernando Alonso remporte le titre des pilotes. Puis, à l'occasion du GP de Chine, 19e et dernière manche du championnat, une nouvelle victoire d'Alonso permet à son écurie de s'assurer le titre de champion du monde des constructeurs. Renault devient à ce moment le premier constructeur automobile généraliste à remporter la couronne mondiale en Formule 1.


    2006 : doubles champions du monde :



    Malgré un hiver troublé marqué par l'annonce du départ futur d'Alonso ainsi que par des rumeurs alarmistes sur l'avenir de Renault en F1 (rumeurs qui n'ont été levées qu'au printemps 2006, Renault annonçant son attachement à long terme à la F1), l'écurie française a commencé sa campagne 2006 par sept victoires à Bahreïn, Sepang, Melbourne, Barcelone, Monaco, Silverstone et Montréal, dont six pour Alonso.

    Elle marque le pas face à Ferrari durant l'été. Jouant entre malchance et mauvais choix, l'écurie voit son avance sur Ferrari fondre, passant de 34 à 10 points en trois courses. La Fédération Internationale de l'automobile aura même des décisions surprenantes (pénalité pour Alonso en Italie) qui vont causer du tort à Renault et ses pilotes, comme la suppression du « mass dumper ».

    L'écurie française surmonte ces difficultés et Alonso remporte le GP du Japon après une casse moteur de Schumacher. En terminant deuxième du GP du Brésil, derrière Felipe Massa, l'Espagnol s'adjuge le titre pilote et offre à Renault le titre constructeur.


    2007 : départ d'Alonso, arrivée d'Heikki Kovalainen :


    ING devient le sponsor principal de l'équipe. La séparation entre Renault et Alonso, parti chez McLaren Mercedes, laisse augurer une saison 2007 difficile pour l'équipe. À cela s'ajoute une adaptation difficile de la nouvelle R27 aux pneus Bridgestone, désormais seul manufacturier après le départ de Michelin.

    Dès la course d'ouverture en Australie, Giancarlo Fisichella, dont le contrat a été prolongé dès l'été 2006, termine à une cinquième place opportuniste tandis que le néophyte Heikki Kovalainen finit hors des points après une entrée en matière des plus brouillonnes. Il fait mieux lors les Grands Prix suivants alors que la monoplace gagne en compétitivité. Néanmoins, après quatre courses, Renault ne compte que 11 points, 40 de moins qu'au même stade de la saison 2006.

    L'équipe signe son premier podium de la saison lors du Grand Prix du Japon au Mont Fuji grâce à Heikki Kovalainen qui termine second. En Chine, les Renault ne marquent aucun point, pour la première fois de la saison. À Interlagos, aucune ne termine la course (accrochage avec Sakon Yamamoto au second tour pour Fisichella, accident au 35e tour pour Kovalainen). Bien qu'ayant fini à la 3e place du championnat suite à l'exclusion de McLaren, l'équipe est déçue de ses résultats et de la voiture.


    2008 : retour d'Alonso
    En 2008, l'écurie se prend à rêver à nouveau. En disgrâce chez McLaren Mercedes, Fernando Alonso revient en échangeant sa place avec Heikki Kovalainen. Il est accompagné de Nelson Angelo Piquet qui remplace Giancarlo Fisichella parti chez Force India.

    Si le pilote espagnol n'est pas intervenu dans le développement de la R28, ses qualités de metteur au point et d'attaquant lui permettent d'arracher la 4e place en Australie, alors que Piquet fait un Grand Prix désastreux. En Malaisie, seul Alonso marque des points. À Bahreïn, Renault rentre dans le rang : aucun des pilotes ne marquent de point et l'équipe échoue à la 6e place, faisant moins bien qu'en 2007 à la même époque. En Espagne, malgré de bonnes places sur la grille de départ dues à des améliorations techniques, les deux pilotes abandonnent.

    Néanmoins, l'écurie semble revenue à un meilleur niveau, fait confirmé par la seconde place sur la grille de Fernando Alonso. À Monaco, malgré sa 7e position en qualification, Alonso termine 10e après avoir crevé et s'être accroché avec Nick Heidfeld. À Montréal, il signe la 4e place en qualifications alors que Pique, sombre en 15e position. Durant la course, le Brésilien abandonne suite à des problèmes de freins tandis qu'Alonso, en position d'espérer au moins une 3e place, abandonne sur sortie de piste.

    La seconde partie de la saison est plus fructueuse. En Allemagne, Piquet monte sur le podium (second). Alonso se classe régulièrement dans les points, sauf à Valence où il abandonne au premier tour. Viennent ensuite Spa et Monza où l'Espagnol obtient à nouveau de bons résultats. À Singapour, profitant de l'éviction des leaders suite à une voiture de sécurité sortie à cause d'un accident de Piquet, Alonso remporte le Grand Prix, devant Nico Rosberg et Lewis Hamilton. Cette victoire permet à Renault de prendre la 4e place du championnat devant Toyota. Au Grand Prix suivant, Alonso convertit en victoire sa qualification en 4e position, confirmant un retour au plus haut niveau de Renault. Pour clôturer la saison, il décroche la seconde place du Grand Prix d'Interlagos.

    Renault F1 Team obtient la 4e place du championnat des constructeurs derrière Ferrari, McLaren et BMW avec 80 points (55 de moins que BMW, 71 de moins que McLaren et 92 de moins de Ferrari).



    2009 : une saison difficile


    En février 2009, ING annonce son retrait à l'issue de la saison en raison de la crise économique . La dix-septième saison de Renault débute par une 5e place d'Alonso et un abandon de Piquet. Après cinq courses, Renault et Alonso sont respectivement cinquième et huitième de leurs championnats avec seulement 9 points, comme l'année précédente. À Monaco, Alonso marque deux points mais un nouveau passage à vide de deux courses débute en Turquie et se poursuit en Grande-Bretagne. En Allemagne, Alonso part en tête-à-queue dans le tour de formation mais se rachète en terminant septième. Après neuf courses, Renault est septième avec 13 points, en retrait par rapport à la saison précédente.

    En Hongrie, Alonso crée la surprise en réalisant la 18e pole position de sa carrière et la 51e de Renault mais un écrou de roue mal vissé provoque son abandon en course. Piquet n'a quant à lui toujours pas inscrit le moindre point. Suite à cet incident la FIA décide de suspendre l'écurie pour le Grand Prix d'Europe, en lui reprochant de ne pas avoir informé Alonso du problème qu'il rencontrait. L'écurie fait appel et prend part à la course. Le lundi 3 août, Nelsinho Piquet annonce qu'il est licencié faute de résultats. Il est remplacé par Romain Grosjean qui termine 15e de son premier Grand Prix, à Valence, où Alonso se classe sixième. Toutefois cette éclaircie est de courte durée. En Belgique, Grosjean est pris dans un carambolage au premier tour et Alonso, alors qu'il est troisième, voit se reproduire le même souci qu'Hongrie : un de ses roues ne peut être fixée correctement et il doit abandonner.
    La monoplace de Nelsinho Piquet, volontairement « crashée » par son pilote afin de favoriser le résultat de son coéquipier Alonso au GP de Singapour 2008.

    Au soir du GP de Belgique, la chaîne de télévision brésilienne TV Globo révèle qu'elle dispose d'informations prouvant que la sortie de route de Nelsinho Piquet aurait été planifiée par Flavio Briatore et Pat Symonds afin de favoriser la victoire de son coéquipier Fernando Alonso au GP de Singapour 2008. Ce dernier a ravitaillé au 12e tour de la course, juste avant l'accident de Piquet et la sortie de la voiture de sécurité. Alonso a ainsi eu l'opportunité de dépasser les autres concurrents par le biais des passages aux stands. Suite à ces allégations, la FIA ouvre une enquête et convoque les responsables de l'équipe à Paris pour le 21 septembre 2009. Le 16 septembre 2009, Renault F1 Team annonce qu'elle se sépare de Flavio Briatore et de son directeur exécutif d'ingénierie Pat Symonds, implicitement reconnus responsables des faits de tricherie reprochés .

    Le 21 septembre, le tribunal de la FIA énonce son verdict ; « À l'occasion d'une réunion extraordinaire du Conseil Mondial du Sport Automobile tenue à Paris le 21 septembre 2009, ING Renault F1 Team a reconnu que l'équipe avait planifié avec son pilote Nelson Piquet Jr de causer délibérément un accident lors du Grand Prix de Singapour 2008, allant à l'encontre du Code Sportif International et de la Règlementation Sportive de la F1. Renault F1 a déclaré lors de l'audience avoir mené une enquête interne qui a trouvé que Flavio Briatore, Pat Symonds et Nelson Piquet Jr avaient conspiré de causer un accident et qu'aucune autre personne de l'équipe n'était impliquée dans la manigance. » À l'issue de la délibération du Conseil Mondial du Sport Automobile, Flavio Briatore et Pat Symonds sont reconnus coupables de tricherie. Briatore est radié à vie du monde de la Formule 1 et de tout sport régi par la FIA et Symonds écope d'une exclusion de cinq ans. L'écurie est suspendue à vie avec sursis (mise à l'épreuve pendant les deux saisons 2010 et 2011) . Le 23 septembre, Bob Bell est nommé directeur d’équipe, mais conserve sa fonction initiale de directeur technique . Le 24 septembre, les sponsors ING et Mutua Madrileña quittent Renault avec effet immédiat .

    En Italie, Alonso parvient à terminer dans les points (5e) alors que Grosjean est victime d'un nouvel accrochage dans le premier tour. Son calvaire se poursuit à Singapour, où il abandonne sur problème de freins. Alonso réalise une course d'attente et décroche le premier podium de son équipe depuis le début de l'année en terminant troisième. Il annonce peu après son départ pour Ferrari à l'issue de la saison.

    La fin de saison est très difficile pour l'écurie qui boit le calice jusqu'à la lie : le meilleur résultat n'est qu'une dixième place d'Alonso à Suzuka. L'équipe, pour laquelle seul Alonso a inscrit des points, termine huitième du championnat des constructeurs, son pire classement depuis 1978.


    2010 : nouveau partenaire, nouveau départ:

    A l'image des autres grands constructeurs (Honda, BMW et Toyota), Renault se désengage de la Formule 1, mais partiellement. La structure chassis d'Enstone est en partie cédée à Genii Capital (société spécialisée dans les nouvelles technologies, la gestion d'image et le sport automobile) filiale du fond d'investissement Mangrove Capital Partners dirigé par Gerard Lopez . Toutefois, Renault conserve une part minoritaire de l'équipe, son nom dans l'écurie et fournit toujours les moteurs par sa filiale Renault Sport. Cette opération permet de limiter les coûts pour Renault et compense la perte de plusieurs sponsors. Le polonais Robert Kubica est engagé pour remplacer Alonso. Gerard Lopez choisit Eric Boullier, ancien team manager de DAMS, pour diriger l'écurie et remplacer l'intérimaire Bob Bell . Le 30 janvier, Vitaly Petrov est titularisé par Renault et devient le premier pilote russe de Formule 1 .



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