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    6. MARK WEBER

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    gladiator95190
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    6. MARK WEBER

    Message  gladiator95190 le Lun 1 Fév - 21:04

    Né le 27 août 1976 à Queanbeyan, Mark Webber, fils d'un vendeur de motocycles, débute sa carrière sur deux roues. En 1991, à l'âge de 14 ans, il commence à courir en Karting. Deux ans plus tard il est champion régional de Nouvelle-Galles du Sud. L'année suivante son père lui achète une Formule Ford Van Diemen ayant appartenu au champion de V8 Super Car Craig Lowndes. En parallèle Mark exerce la profession de professeur de pilotage pour financer sa carrière. Quatorzième du championnat australien de Formule Ford en 1994, il remporte ses premières victoires en monoplace en 1995 et termine la saison quatrième au classement général. Cette année-là il s'associe avec Ann Neal qui va devenir son manager et obtient un contrat de parrainage avec la société australienne Yellow Pages, qui va le soutenir pendant sept ans.

    Fin 1995 Mark, poussé par Neal, quitte son Australie natale pour l'Europe. Engagé par l'équipe Van Diemen, il termine troisième du Formula Ford Festival de Brands Hatch. En 1996, Mark remporte plusieurs succès et termine vice-champion de Grande-Bretagne de Formule Ford. Il est aussi le vainqueur du prestigieux Formula Ford Festival.
    Il passe en F3 anglaise en 1997, avec l'équipe Alan Docking Racing. Cette saison sera très difficile pour l'Australien, en proie à des soucis financiers. Le rugbyman David Campese lui viendra finalement en aide et Mark peut finir la saison, avec une quatrième place finale.

    Mercedes décide alors de faire confiance à ce jeune pilote pour son équipe d'Endurance. Il est ainsi associé à l'expérimenté Bernd Schneider pour disputer le championnat FIA-GT 1998. Cette première saison est très positive puisque son équipage remporte cinq victoires et le titre de vice-champion. Il fait également ses débuts aux 24 heures du Mans sur une Mercedes CLK-LM, mais doit très vite abandonner, après dix-neuf tours.

    Pour 1999 Mercedes se retire du FIA GT afin de se concentrer sur les 24 heures du Mans. Webber est choisi une CLR de la marque à l'étoile aux côtés de Jean-Marc Gounon et Marcel Tiemann. Mais l'épreuve manque à deux reprises de tourner au drame. La Mercedes possède en effet un problème aérodynamique qui la fait s'envoler. Aux essais Webber connaît ainsi un terrible accident dans le virage d'Indianapolis dont il sort miraculeusement indemne. Au warm up, il est victime d'un accident similaire à Mulsanne. La voiture part dans les airs et s'écrase sur le toit. Mark s'en titre une nouvelle fois sans blessure mais le week-end s'arrête là pour lui. Lors de la course, La Mercedes de Peter Dumbreck connaît le même sort, sans dommage pour le pilote, mais ces incidents contribuent au retrait de Mercedes du monde de l'Endurance.

    Fin 1999, Mark Webber décide de revenir en monoplace et prend langue avec l'écurie Arrows pour obtenir un volant, sinon en Formule 1 du moins en F3000. Il est nommé pilote essayeur de l'équipe de F1 et est engagé par European Arrows, l'écurie de F3000 de la marque de Leafield. Ce team est dirigé par un compatriote de Mark, le milliardaire australien Paul Stoddart. Pour cette saison 2000, Webber l'emporte dès la seconde manche à Silverstone et signe en tout quatre podiums, ce qui lui permet de finir troisième du championnat international de F3000.
    Pour 2001, Webber quitte Arrows et est approché par Benetton-Renault. Testé au cours de trois jours d'essais libres sur une F1, il est engagé par cette équipe comme pilote essayeur. Flavio Briatore, le patron de l'écurie, devient le manager de Mark, en échange de quoi il finance sa deuxième saison de F3000. Mark dispute celle-ci avec la prestigieuse écurie Super Nova. Il connaît un début de saison difficile, avec trois scores vierges en quatre courses, contrebalancés il est vrai par une victoire à Imola. A partir de la mi-saison cependant, il devient un sérieux candidat au titre face au Britannique Justin Wilson, grâce à deux succès à Monaco et à Magny-Cours. Hélas, il vit ensuite une fin de saison catastrophique, marquée par quatre abandons consécutifs, et laisse ainsi les lauriers à Wilson. Il finit tout de même vice-champion du monde de F3000.
    A la fin de la saison, Benetton remplace Webber par Fernando Alonso au poste d'essayeur. Toutefois Briatore ouvre enfin les portes de la F1 à son client en lui offrant un volant chez Minardi, écurie dirigée par une vieille connaissance de Mark : Paul Stoddart.

    2002 marque donc les débuts de Mark Webber dans la catégorie reine des sports mécaniques. A 26 ans, il est le premier Australien à y apparaître depuis David Brabham en 1994. Dés sa première course à domicile à Melbourne, il parvient à arracher les deux points de la cinquième place, grâce notamment à un violent carambolage au départ qui a éliminé près de la moitié du peloton. Dans les derniers tours de la course il a du farouchement résisté à la Toyota de Mika Salo, mais c'est le très expérimenté Finlandais qui est finalement parti à la faute. Le reste de la saison le voit retourner à un niveau habituel pour une Minardi : le fond de grille, même s'il obtient quelques résultats honorables, comme une huitième place en France. Dans la fournaise hongroise, il réalise un petit exploit en terminant la course bien que privé de tout ravitaillement en boisson.
    Mark Webber termine cette première saison quinzième, avec les deux points marqués en Australie, deux unités qui permettent à Minardi de terminer devant Toyota et Arrows au classement des constructeurs.

    L'Australie pense avoir trouvé son nouveau prodige et pour 2003, Mark passe à l'étage au-dessus en signant chez Jaguar.
    Il y fait une belle saison malgré un début de championnat difficile (quatre abandons, dont un violent accident au Brésil, lors des quatre premières courses), sa grande régularité lui permet ensuite de marquer dix-sept des dix-huit points de Jaguar cette saison, et même de mener le GP des États-Unis durant deux tours (à la faveur des ravitaillements). Toutefois, il ne parvient pas à faire mieux que sixième (au Nürburgring, à Magny-Cours et à Budapest), et son meilleur résultat reste alors celui obtenu avec Minardi en 2002. De plus, il fait du petit bois de ses deux équipiers, le maladroit Antonio Pizzonia dans un premier temps puis son ancien rival de F3000 Justin Wilson. Il finit le championnat à la neuvième place, ce qui le meilleur résultat obtenu par un pilote Jaguar.
    L'année 2004 est beaucoup moins bonne pour Mark. Cependant il la commence par un exploit en Malaisie : il se qualifie en première ligne aux côtés de Michael Schumacher. Malheureusement, une trop grande pression lui fait rater son départ, et il abandonne peu après sur tête-à-queue. Par la suite, il s'aperçoit que la Jaguar R5 est une monoplace médiocre qui ne peut lui permettre d'accrocher les points à la régulière. Il n'inscrit que sept points, son meilleur résultat étant une sixième place à Hockenheim. Il aurait certes pu faire mieux si la Jaguar avait été plus fiable ou s'il n'avait été pris dans des incidents stupides, notamment avec son équipier Christian Klien. En effet il s'accroche à deux reprises avec celui-ci : au départ du GP du Canada et surtout au Brésil, où leur incompréhension dans les Esses de Senna entraîne l'abandon de Webber.
    Treizième au général, Mark Webber peut être déçu de cette seconde saison avec Jaguar, mais un autre défi l'attend.

    Mark est devenu une valeur sûre de la F1. Frank Williams ne s'y est pas trompé et fait signer pour 2005 ce jeune prodige. Chez Williams-BMW, on espère beaucoup en début de saison : voiture hors de la lignée des précédentes monoplaces, moteur fiable... La saison s'annonce bonne.
    Mais en début d'année, Mark ne se montre pas sous meilleur jour. Ratant souvent ses départs et provoquant plusieurs accrochages (avec Fisichella à Sepang et avec Montoya au Nürburgring), il est en plus dominé par son équipier Heidfeld. Il obtient malgré tout son premier podium à Monaco, mais derrière le pilote allemand.
    En deuxième partie de saison, Mark est bien meilleur et rapporte à l'équipe quelques places d'honneur, mais hélas, sa Williams n'est alors plus à la hauteur, la faute à une situation devenue insoutenable après l'annonce de BMW qui quitte Williams pour racheter Sauber. Les monoplaces de Sir Franck se retrouvent alors plus proches du fond de grille que des Renault et autres McLaren...
    Mark réussit tout de même à terminer quatrième à Spa et Suzuka. A Interlagos, comme l'année précédente avec Klien, il voit sa course ruinée à cause d'un accrochage avec son équipier Pizzonia, qu'il avait déjà côtoyé chez Jaguar. Il finit le championnat au dixième rang, ce qui est décevant pour un pilote qui était placé en début de saison parmi les outsiders pour le titre de champion du monde.

    En 2006, Mark continue chez Williams, passée au moteur Cosworth, et une nouvelle fois, on attend beaucoup de lui et de son équipe. Mais la saison est un cauchemar pour lui, la faute à une voiture à la fiabilité aléatoire.
    Pourtant, tout avait bien commencé : à Bahreïn, pour l'ouverture du championnat, il finit sixième. En Malaisie, les ennuis commencent avec une casse moteur. Le sort s'acharne sur Webber, à domicile, en Australie, il mène la course durant deux tours avant de se ranger sur le côté : transmission cassée. Trois points à Imola et un dépassement sur Raikkonen plus tard, il retombe dans les oubliettes, abandon en Europe, neuvième en Espagne. A Monaco, il se qualifie deuxième, derrière Alonso et devant Raikkonen. Troisième après une erreur, il mène durant un tour... avant d'abandonner à nouveau sur un problème technique. Le reste de la saison est pire encore. Il s'accroche au départ en Grande Bretagne puis réussit à finir le GP du Canada, mais en douzième position seulement. Nouvel accrochage aux Etats-Unis puis c'est un pneu qui éclate en France, et quinze jours plus tard, en Allemagne, c'est à nouveau le moteur qui le trahit alors qu'il était cinquième... Après une sortie de piste en Hongrie, il voit le bout du tunnel en Turquie, avec une dixième place à la clef. Ironie du sort, à Monza, circuit où les moteurs sont terriblement sollicités, il finit la course avec son médiocre Cosworth. Mark marque les premiers points de Williams depuis le Grand Prix d'Europe à Shanghai, où il termine huitième. Victime d'un accident au Japon, il est bousculé par son équipier Rosberg au Brésil... C'est la troisième fois de suite que Mark abandonne au Brésil après un accrochage avec son équipier...Une saison cauchemardesque donc pour l'Australien.

    En 2007, Mark quitte Williams, en pleine restructuration (arrivée de Toyota) pour la jeune équipe Red Bull, motorisée par Renault. Une équipe qu'il connaît déjà, puisque issue du rachat de Jaguar.
    La RB3, qui ressemble aux précédentes McLaren (à cause de l'arrivée d'Adrian Newey) présente un bon potentiel, pourtant, le début de saison est difficile pour Webber, tout comme pour son équipe. Il ne marque pas de points sur les six premières courses de l'année, avant de terminer septième aux Etats-Unis. Il remarque ensuite des points au GP d'Europe, disputé sur le Nürburgring. Ce Grand Prix est neutralisé au bout de quatre tours à cause de la pluie, puis repart. Mark, profitant des déboires de ses concurrents, remonte à la troisième place, qu'il garde jusqu'au bout malgré la pression de Wurz, empochant ainsi le deuxième podium de sa carrière. Il se fait également remarquer au mont Fuji. Ce jour-là, alors qu'un déluge s'abat sur le circuit, l'Australien parvient à éviter les pièges et à obtenir la deuxième place jusqu'à l'intervention de la voiture de sécurité à vingt tours du but. Durant cette phase, il est percuté par le jeune Vettel et doit abandonner, perdant ainsi un podium assuré. Il finit le championnat avec dix points, derrière son équipier David Coulthard. Malgré cette saison en demie teinte, il est reconduit par Red Bull pour une saison supplémentaire.

    Le début de la saison 2008 est cependant excellent pour Mark. La Red Bull est rapide et enfin fiable, ce qui lui permet de finir six fois dans les points lors des huit premières courses. Il réalise sa meilleure performance à Monaco, avec une quatrième place. De plus il semble avoir pris un réel ascendant sur Coulthard, qui se rapproche de plus en plus de la retraite.
    La deuxième partie de saison est en revanche très mauvaise. La Red Bull perd peu à peu toutes ses capacités, au profit de l'équipe B Toro Rosso, qui elle vient se mêler à la lutte pour le podium, sinon la victoire ! Webber, seul pilote Red Bull à pouvoir sauver l'honneur car Coulthard est complétement transparent, obtient encore quelques points grâce à trois huitième place obtenues à Spa, Monza et au Mont Fuji. Au Grand Prix d'Italie, il avait réussi la performance de se qualifier troisième, mais l'auteur de la pôle position n'était autre que le pilote Toro Rosso Sébastien Vettel, vainqueur le lendemain tandis que Webber doit se contente d'un petit point...
    Ainsi, même s'il termine avec deux fois plus de points qu'en 2007, Webber peut garder de cette saison 2008 un souvenir très mitigé.

    En 2009, l'Australien poursuit avec Red Bull. Coulthard enfin retraité, son nouvel équipier n'est autre que le jeune prodige Sebastian Vettel. Durant l'hiver, Mark subit un grave coup dur : il est renversé par une voiture alors qu'il circulait à vélo et se fracture ainsi la jambe. Grâce à une intense rééducation, il parvient à être prêt pour le premier Grand Prix à Melbourne, mais il boitera encore pendant de nombreux mois.
    Mark aurait eu tort de rater le championnat 2009. La nouvelle réglementation technique a en effet bouleversé la hiérarchie entre les écuries, et la Red Bull RB5 créée par Adrian Newey se révèle comme une des meilleures voitures du peloton. Ce sont malgré tout les Brawn-Mercedes de Button et de Barrichello qui vont dominer la première partie de la saison.
    Le début de championnat de Mark est certes comme souvent difficile : accrochage au départ en Australie, sixième place en Malaisie. Au GP de Chine, disputé sous la pluie, il est le parfait dauphin de Vettel et signe avec lui le premier doublé Red Bull. Cette deuxième place est aussi son meilleur classement en carrière. Néanmoins ce résultat ne reflète la hiérarchie qui s'est installé dans l'équipe austro-britannique : Webber parvient à faire jeu égal avec son jeune coéquipier. Après une course catastrophique à Bahreïn, Mark entame une série de très bon résultats : troisième en Espagne, cinquième à Monaco, deuxième en Turquie, il se rapproche de plus en plus de son premier succès en carrière tout comme des premières places du classement général. A nouveau deuxième derrière Vettel à Silverstone, Mark connaît son premier moment de gloire au GP d'Allemagne disputé au Nürburgring. Le samedi, il signe facilement la première pôle position de sa carrière et se place en favori pour la course. Le départ de celle-ci se déroule pourtant mal puisqu'il subit deux légers contacts avec Barrichello puis Hamilton, et se retrouve second derrière le Brésilien. Pis encore, la FIA le juge très arbitrairement responsable du choc avec Barrichello et lui inflige une pénalité. Qu'à cela ne tienne, la Red Bull est si rapide que Webber parvient à remonter sur Barrichello et à reprendre la tête de la course après le ravitaillement de celui-ci. Il remporte ainsi enfin sa première victoire en carrière, à bientôt 33 ans et après 130 courses disputées, un record de patience ! Surtout, il se place comme un sérieux prétendant au titre mondial. Après une troisième place à Budapest, il est deuxième au général à dix-huit points et demi de Button, dont la Brawn accuse une sérieuse perte de vitesse.

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